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Auteur(s) : Gavin Jérôme ; Schärlig Alain

Titre : Longtemps avant l'algèbre : la fausse position. Ou comment on a posé le faux pour connaître le vrai, des Pharaons aux temps modernes.

Editeur : Presses polytechniques et universitaires romandes (PPUR) Lausanne, 2012, Suisse
Format : 16 cm x 24 cm, 222 p. Bibliogr. p. 207-215, Index
ISBN : 2-88074-984-0 EAN : 9782880749842

Type : ouvrage (au sens classique de l'édition) Langue : Français Support : papier

Public visé : enseignant, tout public

Classification : D28Histoire et épistémologie des mathématiques jusqu'au 15e siècle inclus.
Enseignement « Hors les Murs » : par correspondance, formation des adultes, popularisation, etc.
 D38Histoire et épistémologie des mathématiques du 16e au 18e siècle inclus.
Enseignement « Hors les Murs » : par correspondance, formation des adultes, popularisation, etc.
 F98Mathématiques pratiques, résolutions de problèmes concrets.
Enseignement « Hors les Murs » : par correspondance, formation des adultes, popularisation, etc.
 H28Algèbre élémentaire (notion de variable, manipulation des expressions, polynômes)
Enseignement « Hors les Murs » : par correspondance, formation des adultes, popularisation, etc.
 H38Théorie des équations et des inéquations
Enseignement « Hors les Murs » : par correspondance, formation des adultes, popularisation, etc.
 D58Histoire et épistémologie des disciplines connexes
Enseignement « Hors les Murs » : par correspondance, formation des adultes, popularisation, etc.
 

Résumé :

La fausse position est une méthode de résolution de problèmes du premier degré qui remonte à l'antiquité et qui s'est montrée efficace jusqu'à la diffusion et la popularisation de l'algèbre au début du 17e siècle. C'est le principe de base d'une méthode itérative d'approximations successives, comme par exemple la méthode de Newton si les valeurs de départ sont assez proches des valeurs recherchées, mais dans le cas affine cela donne la solution exacte en une itération. On peut aussi interpréter le problème comme la recherche du point d'intersection de deux droites et trouver la solution par une construction géométrique.
Dans une mise en bouche sur l'épitaphe attribuée à Diophante, l'auteur précise son projet de situer la fausse position à la fois dans le monde et dans l'histoire en montrant comment on peut la légitimer par le formalisme algébrique contemporain.

La première partie, "De nos jours", se limite à un seul chapitre où le vocabulaire et la classification des méthodes sont précisés et où sont traités deux exemples, l'un de calcul d'âges, l'autre d'achats de foulards en soie et en coton.

La deuxième partie, "Au cours des siècles", détaille l'histoire de la méthode, de l'antiquité au début du 17e siècle :
- L'Egypte ancienne : vers –1550 : le papyrus Rhind, la numération, un exemple de calcul. Babylone avant –1600. : un procédé pour calculer la surface de deux champs à partir de leur rapport.
- La Chine : les neuf chapitres, la rencontre d'une coucourde et d'un melon grimpant le long d'un mur.
- L'Inde : addition de quatre fractions.
- Les grecs tardifs du 3e au 5e : deux épigrammes, l'une sur les pommes d'Amour, l'autre sur l'âge de Diophante, déjà traitée dans l'introduction.
- Alcuin, 785, et ses propositions pour exercer les jeunes dont un problème de dénombrement de cigognes.
- Le monde arabo-musulman du 12° : les deux plateaux, le recours à l'algèbre, une démonstration géométrique.
- Léonard de Pise (Fibonacci), 1202, une pierre blanche pour la fausse position ; deux procédés : l'analyse et la formule
- Le maître d'Ombrie, vers 1250 : des problèmes rangés en fonction du genre d'histoire sur le poids d'une coupe, sur un achat de poivre et de safran, sur une répartition de deniers.
- Deux Byzantins des 14° et 15° : 100 problèmes en désordre.
- Deux Français, Barthélemy de Romans, 1471, Nicolas Chuquet, 1484.
- Luca Pacioli, 1494, trois équations à trois inconnues.
- Trois allemands : fausse position et signes + et -.
- Gemma Frisius, 1540, problèmes à deux ou trois inconnues.
- Robert Recorde, 1552, un texte qui utilise à la fois chiffres romains et chiffres arabes.
- Clavius, 1583.
- Von Graffenried, 1619, calculs en croix.

La troisième partie, "A l'aube des temps modernes", raconte l'apothéose, puis, dans la seconde moitié du seizième siècle, la fin de la fausse position au profit de l'algèbre.

Une bibliographie d'une centaine de titres rassemble à la fois des éditions originales, des traités d'arithmétique ou de pratique commerciale, des rééditions et traductions contemporaines et des ouvrages de recherche historique.
Un index liste plus de 200 noms propres rencontrés le long de la lecture. Les auteurs n'hésitent d'ailleurs pas à donner des citations originales en égyptien, babylonien, chinois, grec, latin, arabe, allemand, anglais, à les reproduire photographiquement et à les traduire.

Pistes d'utilisation en classe :
Le professeur de mathématiques de collège ou de lycée peut en extraire des exemples empruntés à la vie courante et des exercices d'algèbre, mais aussi le professeur d'histoire pour analyser la part des mathématiques dans notre culture, notre commerce et notre vie sociale.

Notes :
Cet ouvrage est l'objet d'une recension sous la rubrique "matériaux pour une documentation" du Bulletin de l'APMEP n° 503 ainsi que l'objet d'une présentation sous la rubrique "Notes de lecture" de la revue Tangente n° 150.

Mots clés :


© ADIREM-APMEP -2003- ISSN 1292-8054 Mise à jour 12/10/2020
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